La Brèche du Silence
Description du livre

Huit porteuses. Un vampire exilé. Et une fissure dans la réalité qui n'attend pas. ─── — Tu ne danses pas ? — Je ne sais pas danser. — Moi non plus. — Alors pourquoi tu demandes ? — Pour le plaisir de t'entendre dire non. ─── Elo voulait juste souffler. Boire son thé. Tenir sa boutique. Profiter du calme retrouvé après l'affaire du Phare. Pas voir le Phare s'éteindre pour la première fois en cent ans. Pas sentir la fissure grandir – chaque jour plus large, chaque jour plus proche. Pas apprendre que quatre porteuses ne suffisent plus. ─── La brèche tire. Le trait de sel s'efface. Et derrière la porte scellée, une silhouette attend. Perdue ? Hostile ? Impossible de savoir. Ce qui est sûr : il faut huit femmes pour refermer ce qui s'ouvre. Elo en a quatre. Quelques jours pour trouver les autres. Et Viktor – exilé, furieux, patient – qui rôde à la frontière et retourne chacune de ses recrues avant même qu'elle ne frappe à la porte. ─── — Tu es courageuse et stupide. Ce n'est pas pareil. — Ma grand-mère disait la même chose. — Ta grand-mère avait raison. ─── Lui : deux cents ans de secrets, une main froide sur son épaule quand tout vacille. Elle : du sel dans les poches, des questions dans la voix, incapable de laisser quelqu'un porter seul. Entre eux : six règles de colocation, un lien qu'ils n'osent pas nommer, et un mot – beaucoup – qu'elle n'aurait jamais cru prononcer la première. ─── — Peut-être que je t'aime. Un peu. — Un peu ? — Beaucoup. Je– je ne sais pas. — Tu n'as pas besoin de savoir. Pas maintenant. — Mais je veux– — On a le temps. Tout le temps qu'il faut. ─── Mais pour fermer la brèche, Elo devra faire ce qu'elle fait le moins bien. Déléguer. Faire confiance. Laisser d'autres porter à sa place. Accepter qu'on ne sauve pas seule une ville entière. Même quand Viktor frappe. Même quand le lien tremble. Même quand la silhouette derrière la fissure ouvre les yeux.

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